Les différentes technologies de l’impression 3D aujourd’hui disponibles (FDM, SLS, SLA, …), laissent envisager de nombreuses possibilités et de nouvelles applications industrielles pour l’activité de la pièce de rechange. En effet, l’impression 3D apporte très vraisemblablement une nouvelle réponse technique et industrielle assez pertinente à la problématique de celle-ci.

Quel sous-traitant n’a pas été un jour confronté à une « crise » industrielle pour la fourniture d’une pièce de rechange ? Il est de plus en plus fréquent aujourd’hui de devoir s’engager commercialement sur une fourniture continue de pièces de rechange pour les 15 années consécutives à l’arrêt de la production série, parfois même jusqu’à 30 ans quand il s’agit du matériel de la défense nationale ou de l’administration, ce qui représente à l’heure actuelle une période assez longue pour les entreprises de sous-traitance qui n’ont parfois pas de visibilité au-delà de l’année en cours. Or, il est bien connu aussi que les sous-traitants ne s’intéressent réellement à la gestion de cette fin de vie des articles uniquement quand ces derniers démarrent effectivement cette phase de la pièce de rechange. Et les problèmes deviennent alors nombreux et parfois difficiles à résoudre.

Bien souvent pour la pièce de rechange, les principales contraintes technico-économiques rencontrées dans l’industrie se manifestent de la manière suivante :

– Un faible volume de production, économiquement très défavorable pour le client, pour le donneur d’ordres et pour le sous-traitant, surtout si l’origine de la pièce est particulièrement ancienne ;

– Une difficulté de sourcing des matières premières et des composants techniques, du fait du faible volume et parfois de l’ancienneté du produit ;

– Une documentation technique ancienne, ou bien incomplète, parfois inadaptée, voire perdue ou inexistante ;

– Un savoir-faire industriel oublié.

L’impression 3D constitue une solution technique suivant 2 approches :

1)      Dans le cas d’une action corrective, c’est-à-dire pour un article déjà en pièce de rechange, l’impression 3D permet alors d’engager un processus industriel économiquement raisonnable, avec un délai maîtrisé, tout en répondant aux attentes techniques et fonctionnelles, dans la mesure où une modélisation informatique en 3D a pu être définie préalablement.

2)      Avec une démarche plus préventive, la phase « pièce de rechange » peut être préparée très en amont dans le cycle de vie d’une pièce, dès la phase de développement. A l’aide d’une modélisation informatique en 3D, d’une définition technique appropriée prenant en compte les caractéristiques de fabrication et la nature des matières premières de l’impression 3D, la possibilité d’une impression 3D peut alors être considérée comme un élément constitutif du projet de développement en prévision de la fin de vie de l’article.

La pièce de rechange représente donc pour l’impression 3D un marché assez large et diversifié. C’est une source de développement et une application industrielle évidente, plein d’avenir et de perspective, pour le plus grand bonheur commercial des donneurs d’ordres et des consommateurs.

Enfin l’impression 3D motive encore plus la créativité, favorise les initiatives industrielles et commerciales pour le développement des gammes de produits, par le fait de libérer enfin les contraintes liées à la pièce de rechange.

L’approche industrielle de AUDEVE3D s’inscrit pleinement dans cette dynamique technico-commerciale de la pièce de rechange, comme libérateur de contraintes et créateur de plus-value pour le client.